Travail le 1er mai : vers une nouvelle loi pour les boulangers et fleuristes
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Travail le 1er mai : vers une autorisation pour les boulangers et fleuristes ?

Sommaire

Introduction

Le 1er mai est un jour férié particulier en droit du travail français : il est en principe obligatoirement chômé et payé pour les salariés.

Cependant, un projet de loi récemment présenté par le gouvernement pourrait faire évoluer ce principe pour certains secteurs. Les boulangers et fleuristes artisanaux pourraient, à terme, être autorisés à faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous conditions strictes.

Le principe actuel : un jour férié obligatoirement chômé

Contrairement aux autres jours fériés, le 1er mai bénéficie d’un régime particulier :

  • il est obligatoirement chômé
  • il est obligatoirement payé
  • seules certaines activités indispensables peuvent y déroger

👉 Ce caractère protecteur en fait un symbole fort du droit du travail.

Un projet de loi pour autoriser certaines professions

Le gouvernement souhaite modifier le Code du travail afin d’autoriser :

  • les boulangeries-pâtisseries artisanales
  • les fleuristes artisanaux

à recourir au travail salarié le 1er mai.

👉 Objectif :

  • sécuriser juridiquement des pratiques déjà existantes
  • permettre l’ouverture de commerces de proximité très sollicités ce jour-là

Des conditions strictes pour les salariés

Le projet de loi prévoit plusieurs garanties importantes :

1️⃣ Le volontariat obligatoire

Les salariés devront être volontaires, avec un accord exprès (souvent écrit).

2️⃣ Une rémunération doublée

Comme aujourd’hui dans les cas autorisés :
➡️ le travail du 1er mai devra être payé double

3️⃣ Un encadrement par accord de branche

Les modalités devront être fixées par un accord de branche, notamment :

  • organisation du travail
  • possibilité pour le salarié de revenir sur son choix

Une entrée en vigueur prévue pour 2027

Le texte n’a pas vocation à s’appliquer immédiatement.

👉 Il devrait :

  • être présenté en Conseil des ministres
  • puis examiné par le Parlement

➡️ pour une entrée en vigueur envisagée au 1er mai 2027

En attendant, des solutions temporaires (tolérance ou dérogations) peuvent être envisagées pour certaines professions.

Un sujet sensible et débattu

Cette réforme suscite des réactions contrastées :

  • 👍 Pour certains :
    • adaptation aux réalités économiques
    • soutien aux commerces de proximité
  • 👎 Pour d’autres :
    • remise en cause d’un acquis social
    • risque d’extension à d’autres secteurs

👉 Le débat porte notamment sur le risque d’ouvrir une “brèche” dans le caractère protecteur du 1er mai.

Ce que cela change concrètement

Si la loi est adoptée :

Pour les employeurs

  • possibilité d’ouvrir légalement
  • nécessité de respecter un cadre strict

Pour les salariés

  • choix de travailler ou non
  • rémunération majorée
  • vigilance sur le volontariat réel

Conclusion

Le projet de loi sur le travail du 1er mai marque une évolution importante du droit du travail. S’il vise à répondre aux besoins de certains secteurs, il pose également la question de l’équilibre entre activité économique et protection des salariés.

Une attention particulière devra être portée aux conditions de mise en œuvre, notamment en matière de volontariat et de négociation collective.