Introduction
Le lundi de Pentecôte 2026 tombera le 25 mai 2026. Comme chaque année, cette date soulève de nombreuses interrogations dans les entreprises : les salariés doivent-ils travailler ? Cette journée est-elle rémunérée ? les salariés peuvent-ils poser une journée de congé ?
Entre jour férié légal et journée de solidarité, les règles applicables sont parfois mal comprises, tant par les employeurs que par les salariés. Voici ce qu’il faut savoir en 2026.
Le lundi de Pentecôte est-il un jour férié ?
Oui. Le lundi de Pentecôte figure parmi les jours fériés légaux prévus par le Code du travail et de nombreuses conventions collectives.
Cependant, contrairement au 1er mai, il ne s’agit pas d’un jour férié obligatoirement chômé. Une entreprise peut donc décider de faire travailler les salariés au titre de la journée de solidarité ou au contraire de laisser ce jour chômé.
Les règles applicables dépendent généralement de la convention collective, d’un accord d’entreprise ou d’une décision unilatérale de l’employeur.
Pourquoi le lundi de Pentecôte est-il associé à la journée de solidarité ?
La journée de solidarité a été instaurée après la canicule de 2003 afin de financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées et handicapées.
À l’origine, cette journée correspondait obligatoirement au lundi de Pentecôte travaillé. Depuis une réforme de 2008, les employeurs peuvent toutefois choisir une autre modalité.
Aujourd’hui, la journée de solidarité peut prendre plusieurs formes : travail d’un jour férié précédemment chômé, suppression d’un RTT ou d’un jour de repos conventionnel, ou répartition de 7 heures supplémentaires sur l’année en continue ou de manière fractionnée.
Les salariés sont-ils payés pendant la journée de solidarité ?
Le principe de la journée de solidarité est particulier : il s’agit de 7 heures de travail supplémentaires non rémunérées.
Concrètement, un salarié peut être amené à travailler le lundi de Pentecôte sans majoration de salaire. Ces heures ne constituent pas des heures supplémentaires dans la limite de 7 heures pour un salarié à temps complet.
Pour les salariés à temps partiel, la durée est calculée proportionnellement à leur durée contractuelle de travail.
Conclusion
Le lundi de Pentecôte reste l’un des jours fériés les plus sources de confusion en droit du travail. Entre journée de solidarité, maintien du salaire et organisation du temps de travail, les règles applicables peuvent varier selon les entreprises et les conventions collectives. Avant d’imposer le travail ce jour-là, de demander la pose d’un RTT ou d’effectuer une retenue sur salaire, pensez à vérifier précisément le cadre juridique applicable afin d’éviter toute déconvenue.